J’ai trouvé des Simiots sur les murs des églises !
Bonjour, c’est Aina !
Il y a quelques jours, je me promenais dans les Albères quand je me suis arrêtée devant l’ancienne abbaye de Sorède.
Je regardais tranquillement la façade quand quelque chose a attiré mon attention.
De part et d’autre du portail, assez haut sur le mur, il y a deux petites sculptures en relief.
Deux personnages étranges, accroupis, qui semblent presque nous observer depuis la façade.
Je les avais déjà vus quelque part…
Mais où ?
Quelques jours plus tard, je suis passée devant l’abbaye Sainte-Marie d’Arles-sur-Tech.
Et là…
Même surprise !
Deux sculptures très ressemblantes, placées elles aussi de part et d’autre du portail.
Alors là, forcément, j’ai commencé à enquêter.
Et j’ai découvert un nom assez inquiétant :
Les Simiots.
Mais c’est quoi, un Simiot ?
Les Simiots sont des créatures légendaires du Vallespir et des Albères.
Dans les récits anciens, ce sont des êtres étranges, à l’apparence plus ou moins humaine et simiesque. Ils avaient surtout une réputation absolument catastrophique.
On racontait qu’ils terrorisaient les habitants, qu’ils entraient dans les maisons et qu’ils pouvaient même enlever les enfants.
Bref, pas vraiment le genre de voisins qu’on invite à prendre l’apéritif.
La légende raconte qu’ils auraient vécu autour d’Arles-sur-Tech, jusqu’à ce que l’abbé Arnulfe ramène de Rome les reliques des saints Abdon et Sennen.
Dès leur arrivée à Arles-sur-Tech, les Simiots auraient disparu.
Pratique.
On ne connaît pas beaucoup de créatures qui prennent leurs jambes à leur cou simplement parce que deux reliques arrivent en ville !
Et mes deux sculptures, alors ?
C’est là que l’histoire devient encore plus intéressante.
On retrouve effectivement des représentations traditionnellement associées aux Simiots sur plusieurs édifices de la région, notamment à Arles-sur-Tech et à Saint-André.
Et les deux petits personnages de la façade d’Arles-sur-Tech sont justement considérés dans la tradition locale comme des représentations possibles de ces créatures.
Alors forcément, quand j’ai revu presque exactement le même type de sculptures à Sorède…
J’ai fait le rapprochement !
Mais attention : les historiens restent prudents.
Il n’est pas possible d’affirmer avec certitude que toutes ces sculptures représentent réellement des Simiots. Elles appartiennent aussi au bestiaire fantastique que l’on rencontre dans l’art médiéval.
Et c’est finalement encore plus amusant.
Parce que cela veut dire que ces deux petites créatures sont peut-être des Simiots…
Ou peut-être autre chose.
Après tout, elles ont attendu plusieurs siècles avant que quelqu’un vienne leur demander leur identité !
Alors, ouvrez l’œil !
La prochaine fois que vous passez devant une vieille église des Albères ou du Vallespir, ne regardez pas seulement la porte.
Regardez au-dessus.
Cherchez les petits personnages, les animaux fantastiques et les monstres sculptés dans la pierre.
Vous pourriez tomber sur un Simiot.
Enfin… Un Simiot possible.
Parce qu’en histoire, même les monstres ont parfois droit au bénéfice du doute ! 😄
Alors, ouvrez l’œil !
Bon… je vous ai raconté ma petite découverte, mais je ne vous ai pas encore raconté toute l’histoire des Simiots.
Et là, ça devient beaucoup plus mystérieux : des créatures mi-hommes, mi-singes, une vallée terrorisée, un abbé, un voyage à Rome et même des reliques cachées dans des tonneaux de vin ! 🍷😮
Je vous raconte tout ça dans mon article consacré aux Simiots.
👉 Venez mener l’enquête avec moi dans les Carnets d’Aina, c’est par ici : Les Simiots : les mystérieuses créatures du Vallespir !